
Homélie du Père Cyriaque – 2ᵉ dimanche de Pâques (Dimanche de la Miséricorde divine)
Chers amis, Aujourd’hui, nous sommes tous réunis comme une grande famille de miséricordieux, car nous avons été associés par Jésus à sa miséricorde, lui qui nous a dit de nous approcher de lui, source jaillissant en vie éternelle. Aujourd’hui est vraiment un jour de joie pour tous les frères et sœurs de Jésus. Comme nous le rappelle sainte Faustine : « Je (Jésus) déverse tout un océan de grâces sur les âmes qui s’approchent de la source de ma miséricorde. » Aujourd’hui, nous découvrons à travers l’Écriture que la résurrection du Christ et la miséricorde sont profondément unies.
D’abord, regardons les premiers chrétiens dans le livre des Actes des Apôtres. Puisqu’ils ont reconnu que le Ressuscité agissait en eux, ils ont senti l’obligation de faire comme Jésus leur avait enseigné : ils partageaient le pain, ils priaient ensemble et ils s’aimaient beaucoup. Voilà les exigences de la miséricorde divine : avoir une totale confiance en la bonté de Dieu, être miséricordieux envers nos proches, vivre en communion avec Dieu et avec nos frères et sœurs. Par exemple, nous pouvons accomplir des gestes concrets : donner à manger à ceux qui ont faim, donner à boire à ceux qui ont soif, vêtir ceux qui sont nus, accueillir les étrangers, assister les malades, visiter les prisonniers, ensevelir les morts. À cela, on peut ajouter : sourire à quelqu’un, aider une personne seule, partager avec celui qui n’a rien, ou rendre service sans attendre de merci. Ainsi, personne n’est oublié dans la famille de Dieu.
Ensuite, saint Pierre nous parle de nos relations entre nous. Il nous dit quelque chose de difficile mais très beau : « Ne rendez pas le mal pour le mal, mais bénissez. » Cela nous fait réfléchir. Cela veut dire que même si quelqu’un me fait du mal, je peux choisir de ne pas répondre par le mal. Avec Jésus, je peux essayer de pardonner, de ne pas me venger, de choisir la paix. Parce que Jésus change notre cœur. Alors aujourd’hui, nous pouvons poser de petits gestes : pardonner une parole blessante, prier pour quelqu’un avec qui nous sommes fâchés, ou décider de ne pas répondre avec colère. Et petit à petit, notre cœur devient plus doux.
Enfin, l’Évangile nous parle de Jésus ressuscité : un grand mystère. Les disciples avaient peur, ils étaient enfermés. Mais Jésus vient au milieu d’eux et dit : « La paix soit avec vous. » J’imagine leur surprise… et leur joie ! Jésus leur donne trois choses :
la paix dans leur cœur, une mission pour aller parler de lui, et la force de croire. Même Thomas doute… mais Jésus ne le gronde pas. Au contraire, il l’aime et l’aide à croire. Et Thomas finit par dire : « Mon Seigneur et mon Dieu ! » Cela nous fait comprendre quelque chose de très beau : Jésus ne se fatigue jamais de nous aider à croire.
Alors aujourd’hui, comme nous le rappelle sainte Faustine, courons vers la miséricorde. Jésus est au milieu de nous. Il nous donne sa paix lorsque nous nous confessons et que nous communions dignement. Dans le Journal de Faustine, nous pouvons retenir pour ce dimanche de la Miséricorde trois choses importantes : réciter le chapelet de la miséricorde divine pour nous, pour les agonisants et pour les pécheurs ; vivre une bonne confession : « Bénissez-moi, mon Père, parce que j’ai péché » ; « Ma dernière confession remonte à… » ; « Je m’accuse de… » ; « Je demande pardon à Dieu pour tous les péchés dont je ne me souviens plus » ; dire ou lire un acte de contrition : « Mon Dieu, j’ai un très grand regret de vous avoir offensé… » Et savoir répondre à l’envoi du prêtre : « Je rends grâce à Dieu » ou simplement « Merci, mon Père ». Alors ensemble, nous pouvons lui dire dans notre cœur : Jésus, nous avons confiance en toi.
Prière – Miséricorde divine
Seigneur Jésus, tu es ressuscité et tu viens au milieu de nous. Donne-nous ta paix, pardonne nos fautes et apprends-nous à aimer et à pardonner comme toi. Jésus miséricordieux, nous avons confiance en toi. Toi qui vis et règnes pour les siècles des siècles. Amen.
